Rade de Lorient
La tempête est passée, un voilier à la côte
Un autre au fond de l’eau a rejoint les poissons
À la marée perdue, les os d’anciens navires s’exhibent
Sur la pointe de Kerzo
Dans l’anse de Kerhervy
Les âmes errantes s’agitent
Le ciel est gris, nuages fous
Un cormoran guette sur la balise qui signale le Loc’h
Tout est suspendu !
Bientôt la vie reprend
Les bernaches sont là qui viennent s’abriter
À Pen Mané dans le marais
Sur l’estran du Normandez
Elles viennent de la toundra
Un voyage insensé, une si longue traversée
Dans la brume qui poisse
Une sirène retentit
Un cargo glisse dans l’écume
Franchit la passe au pied de la vigie
Salue la citadelle, écarte les voiliers
Il s’en va vers l’ailleurs, peut-être l’Argentine
Un chalutier au loin s’en va racler les fonds
Au large du ban d’Arguin
Pêcheur breton, sénégalais, chacun ses larmes
Un imoka s’entraîne, il vole au ras de l’eau
Le Kerpont emmène les passants en traversant la rade
Lycéens minahouets, de Port-Louis, de Riantec
Sourires du matelot, bonne journée, kenavo
La vie reprend son cours jusqu’au prochain coup de vent
Antoine LEPRETTE https://antoine.leprette.fr/site/
Mercredi 5 mars 2025 – La Maison du Pêcheur – Locmiquélic