Plusieurs recensions et commentaires sympas à propos de Être(s) libre(s)! Vivant(s):
Association des Écrivains Bretons
L’A.E.B signale le recueil dans son dernier numéro en ligne de Infos AEB n° 60 du 15 décembre 2025, en page 8.
https://ecrivainsbretons.org/images/pdf/INFO-AEB-n-60-decembre-2025.pdf
Recension dans Poésie sur Seine n° 117 de Décembre 2025:
Le titre laisse hésiter entre le concept (le verbe être) et les êtres réels qui sont le véritable objet de ce recueil plein d'idées, certes, et surtout d'idées généreuses, mais où la présence et la richesse de l'humain l'emporte sur les illusions (« l’espérance est un songe / l’éphémère est notre lot »), car « le réel est là qui de partout nous guette ».
Ce réel, c’est celui des militants emprisonnés au combat pour la liberté, c’est celui des femmes victimes de violences (« femme courage »), celui des demandeurs du droit d’asile, ou celui des « lendemains de confinement » ; lorsque « la vie reprend son cours », ce qui nous attend, c’est cette société de consommation à laquelle nous nous trouvons impuissants à échapper : « pas question d’arrêter / De pesticider / Herbicider / Fongicider ... » Mais « on construira notre monde / A côté / Il finira bien par déborder / Par vous inonder de nos rires joyeux ».
Ce recueil, qui navigue entre une réalité souvent décevante et un rêve de mieux nous aide, à travers ses beaux vers, à croire à l’avenir des hommes et du monde : « Nous sommes hier, aujourd’hui et demain / De notre temps, nos vies forment les grains ».
Antoine de Matharel.
Le recueil peut être commandé directement auprès de l'auteur: antoine@leprette.com
Mon nouveau recueil, Être(s) libre(s)! Vivant(s)! sort d'impression sous le label France Libris imprimé par l'imprimerie ICN à Orthez
Commande directement auprès de l'auteur: antoine@leprette.com au prix de 10 € (14 € avec les frais de port).
Quand Corto Maltese, le personnage d’Hugo Pratt se fait lire les lignes de la main par une Gitane amie de sa mère, celle-ci constate qu’il n’a pas de ligne de chance. Qu’à cela ne tienne, Corto prend le rasoir de son père et s’en taille une au travers de la paume. Au-delà de tous nos déterminismes, sauf cas extrêmes, nous avons toujours le pouvoir de décider de nos vies et cette liberté nous engage et engage les autres. Ce recueil, « Être(s) libre(s) ! Vivant(s) » se veut un modeste hommage à ces « Êtres libres » pour qui la quête de liberté est une boussole quotidienne.
Comment « Être libre » ? La liberté est un combat, souvent douloureux, parfois contre le monde qui nous entoure, parfois contre soi-même avec ses écueils, ses limites, ses bonheurs et ses drames.
Dans tous les cas, elle nous rend plus fort, « Vivant(s) ! »
La page de couverture est illustrée par Titouan.
La tempête est passée, un voilier à la côte
Un autre au fond de l’eau a rejoint les poissons
À la marée perdue, les os d’anciens navires s’exhibent
Sur la pointe de Kerzo
Dans l’anse de Kerhervy
Les âmes errantes s’agitent
Le ciel est gris, nuages fous
Un cormoran guette sur la balise qui signale le Loc’h
Tout est suspendu !
Bientôt la vie reprend
Les bernaches sont là qui viennent s’abriter
À Pen Mané dans le marais
Sur l’estran du Normandez
Elles viennent de la toundra
Un voyage insensé, une si longue traversée
Dans la brume qui poisse
Une sirène retentit
Un cargo glisse dans l’écume
Franchit la passe au pied de la vigie
Salue la citadelle, écarte les voiliers
Il s’en va vers l’ailleurs, peut-être l’Argentine
Un chalutier au loin s’en va racler les fonds
Au large du ban d’Arguin
Pêcheur breton, sénégalais, chacun ses larmes
Un imoka s’entraîne, il vole au ras de l’eau
Le Kerpont emmène les passants en traversant la rade
Lycéens minahouets, de Port-Louis, de Riantec
Sourires du matelot, bonne journée, kenavo
La vie reprend son cours jusqu’au prochain coup de vent
Antoine LEPRETTE https://antoine.leprette.fr/site/
Mercredi 5 mars 2025 – La Maison du Pêcheur – Locmiquélic
Publié dans Florilège n° 197

Shut ! Il dort !
Il dort l’oiseau
Il vient du Sud
Il brille du soleil qui l’a porté
Ses plumes sont dorées à l’or des sables des déserts salés
Il a les ailes trouées
Les fusils ont tiré
Il saigne
Son œil se ferme
Il pleure
Ils sont venus en meute sauvage
De tous les horizons
Du Nord, du Sud, de l’Orient, de l’Occident
Pour le traquer, pour le chasser
Alors il s’est posé
Alors il s’est caché
Regarde, il dort
Il dort l’oiseau
Et ses plumes sont d’argent
C’est un oiseau de pluie
Il va renaître l’oiseau
Sa tête relevée, il se met à chanter
Le soleil apparaît
Le soleil, son soleil
Écoute le chant de l’oiseau qui renaît
Et il s’envole l’oiseau, ivre de liberté !
Antoine LEPRETTE
Vendredi 04 octobre 2024 – Locmiquélic
Il faisait très froid ce matin à la boulangerie.
Ah ! Bon ? C’est étrange ! il fait pourtant si chaud !
Le soleil avait disparu, ils ont éteint le soleil.
Le soleil a disparu ?
Oui ! Ils l’ont effacé le soleil.
Ils ont repeint la vitrine de couleur bleu marine et il faisait très froid ce matin à la boulangerie.
Ah ! Bon ? C’est étrange ! c’était pareil à l’épicerie et aussi dans les tours, au bureau, à l’usine.
Ils pensent que c’est une bonne idée, comme ça, on aura moins chaud.
Oui ! Ce froid s’étend dans la ville.
Ils repeignent les fenêtres pour ne plus voir le soleil.
Il devient bleu à l’intérieur,
Un bleu bien sombre,
Un bleu marine.
Une peinture bleue s’est répandue dans la ville pour ne plus voir le soleil.
Bientôt, ce sera la nuit dans les maisons, partout dans la ville,
Une nuit bleu marine,
Et pourtant ! il chauffe le soleil.
Il chauffe !
Il chauffe !
Antoine Leprette
Lundi 30 juin 2024 – Locmiquélic
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