Mon premier roman, «Marezza», va être édité par les Éditions Maïa. C’est le premier d’un diptyque “Les poids du silence”. Le deuxième volet, « Monsieur Berenson » est en cours d’écriture. Une campagne de contributions et de promotion est lancée par l’éditeur. Il est possible de la découvrir en cliquant sur ce lien :
https://euthena.com/fr_FR/nos_projets/les-poids-du-silence-antoine-leprette-6a59f0ab87e24
Extrait 3 (Chapitre 1, p 20)
Le dimanche, elle allait au bal, avec les autres, en bande de filles, dans une guinguette sur le chemin du halage, près de la vieille Sambre. La musette jouait les airs qui font tourner la tête. Les hommes venaient les inviter. On buvait du vin blanc. « Tu viens poulette ? » Ils portaient tous une casquette, la clope au bec. Ils lui faisaient un peu peur tous ces hommes qui faisaient tourner les filles et qui buvaient parfois un peu trop. Elle refusait toujours quand l’un d’entre eux venait l’inviter. Et pourtant, ça n’était pas l’envie qui lui manquait mais elle était discrète, elle n’aimait pas se mettre en avant. Alors, elle regardait. Elle tapait des mains et elle riait en regardant ses copines tourner, les robes virevoltant.
Et puis un jour, il pleuvait fort au dehors. Les danseurs s’étaient réfugiés à l’intérieur, dans la grande salle du bistro. Sa casquette était légèrement inclinée sur les yeux. Il ne fumait pas. Il est venu vers elle. Il n’a rien dit. Il souriait, simplement. Il lui a juste tendu la main, les yeux plongés au fond des siens, interrogateurs. Elle s’est mise à trembler. Elle s’est levée, a pris la main et il l’a fait tourner, tourner, et encore tourner, à petits pas mais si vite. Elle a vite appris. C’est comme ça que tout a commencé.
Ils ont dansé toute l’après-midi, sans un mot. Ça n’était pas un bavard Louis. « Je m’appelle Louis, Louis Delcourt » il lui avait dit. Ça avait été ses premiers mots. « Vous revenez dimanche ? » Ce furent les seconds, quand il fallut partir. Elle avait baissé les yeux, gênée, mais ses yeux voulaient dire oui, ses yeux disaient oui !
La campagne de contributions :
Aller sur la page du site :
https://euthena.com/fr_FR/nos_projets/les-poids-du-silence-antoine-leprette-6a59f0ab87e24
L’objectif est de réunir 990 € pour que le livre soit publié dans de bonnes conditions, présent dans 500 librairies et bénéficier d’une promotion confortable. Nous avons atteint 20 %. Objectif immédiat, atteindre 25 % pour mettre la couverture en place puis 50 % pour assurer correction et mise en page. Le roman sera publié à partir de 75 % de l’objectif (200 librairies).
Ne pas hésiter à faire circuler le lien sur les réseaux et à me consulter en cas de difficulté pour commander.
La page du site Euthena propose un résumé et un extrait long du roman:
https://euthena.com/fr_FR/nos_projets/les-poids-du-silence-antoine-leprette-6a59f0ab87e24
Merci pour l’engagement et excellente lecture !
Antoine LEPRETTE
Pour plus d'informations:
L’éditeur propose plusieurs types de contributions. Chacune offre des contreparties différentes. A titre d’exemple, la contribution « Explorateur du livre » offre les contreparties suivantes :
- Un exemplaire papier
- Une dédicace du livre en avant-première
- Le nom du contributeur dans le livre
Plusieurs formules sont proposées par l’éditeur. Attention ! ce sont des contributions. Lisez attentivement leurs contenus. Elles ne donnent pas toutes droit à un exemplaire papier. Certaines proposent des exemplaires numériques. Pas de frais de port pour les contributeurs.
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Commandes multiples :
Pour commander plusieurs exemplaires papier tout de suite, choisir plutôt la contribution « libre ». Multiplier le montant de la contribution « explorateur » par le nombre d’exemplaires et, très important, préciser ce nombre dans la rubrique « note supplémentaire » dans la dernière page de la commande (en bas à gauche). N’hésitez pas à consulter le panier qui reste visible en haut à droite de l’écran pendant toute la navigation pour des modifications éventuelles.
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Publié dans le n°201 de la revue Florilège
Hommage à Pierre Soulage
Le noir m'habite,
Le noir me prend.
Je suis inondé de lumière.
Le noir se drape d’or, de rouge, de bleu, de vert,
Une toile brille sur un mur d’acier rouillé,
C’est l’air qui vibre au soleil de tous les étés,
C’est le désert qui scintille la nuit, reflète les étoiles.
Le noir devient couleurs.
Les mille et un reflets du noir quittent le monde d’en bas,
La souffrance, le trépas,
Ils gagnent la lumière, se pare de soleil,
Le noir devient fête,
Feu d’artifice d’encres de Chine.
Antoine LEPRETTE
Publié dans mon recueil Être(s) libre(s) vivant(s)!, dans le n° 203 de la revue Florilège et dans le recueil 2026 du Printemps des Poètes édité par l'APHP
Entrer en douceur dans des déserts brûlants
Tutoyer les étoiles
Revoir son doux visage
Entrouvrir les lucarnes de ses yeux pour lui offrir ses paysages
S’envoler sur les ailes de ses rêves les plus fous
L’aimer elle, lui, le différent, la différente, lui, elle, les pas-pareil(le)s
Inventer la douceur d’un matin frais, les caresses du vent
Brûler les jours mauvais
Renaître tous les jours à des matins nouveaux
Errer, sans but, pour le simple plaisir d’être
S’étonner encore, s’émerveiller toujours
Vivre doucement, intensément, chaque minute, chaque seconde
Inventer ses lumières, ses parfums, ses musiques
Voir les mots en couleurs, en dégradés de gris
Arpenter les chemins, choisir les carrefours
Naviguer au-delà des flots et au-delà du Temps
Tenir les deux bouts de sa vie tout en s’abandonnant
S’en aller doucement, sourire aux lèvres, faire un signe de la main, sans se retourner.
Antoine Leprette
Publié dans le n° 202 de la revue Florilège
Le Temps du rêve
Les jours passent, les heures avec,
Irréalité du Temps qui passe.
Le Temps est un rêve,
Seul mon rêve est réel.
Quand je m’endors, je m’éveille
Dans un univers sans début et sans fin.
Dans ce monde il n’y a ni heures, ni jours,
La vie est là, c’est tout.
Tout y vit superposé, sans avant, sans après,
Les personnages y sont sans lendemains.
C’est le Temps de mes nuits,
Le Temps des miens (ou le Temps pour moi).
Et puis je m’éveille ou plutôt je m’endors,
J’entre dans le rêve du Temps qui passe.
Les heures succèdent aux heures,
Au début est la naissance et la mort à la fin.
Le présent devient passé, l’avenir une chimère,
Les hommes s’agitent par peur du lendemain.
C’est le temps du soleil, du ciel gris, de la pluie,
Le Temps des autres.
Antoine LEPRETTE
Trois poèmes publiés dans le n° 205 de la revue Verso
Dépression
J’ai un serre-tête sur les tempes
Une mâchoire sur la nuque
Un voile noir de chagrin
Un ascenseur sur l’œsophage
Plexus en vrac
Petits papillons noirs
Insidieuses nausées
Et je voudrai dormir !
01 mars 2024
Les âmes errantes
Qui sont ces ombres errantes qui flottent à la surface du monde ?
Frénétiques, elles s’agitent en tous sens
Danseuses spectrales
Fantômes de nuit
Quelle raison les anime ?
Où vont-elles ainsi du levant au couchant ?
Que deviennent leurs traces après la pluie du soir ?
Corps sans âmes
Âmes erratiques
Dès jetés sur le plateau feutré
Dès qui roulent
Dès pipés
Parfois, je me demande !
03 mars 2024
L’espérance est un songe
Vivre est un mensonge,
Espérer est un songe,
Chaque jour qui passe tue celui qui s’en va.
Vivre c’est jouer et tous les jours je mise,
Comme au poker.
Et si je gagne tant mieux et tant pis si je perds.
Nous vivons, une chouette sur l’épaule gauche,
Elle nous dit je t’attends.
En l’attendant, je fais semblant.
Je rêve ma vie, je la dessine,
Côté pile pour la vie,
Côté face c’est mourir.
Mais si je truque la pièce, elle roule sur la tranche
Mais toujours, toujours, elle finit par tomber.
De quel côté ?
C’est la chouette qui décide sauf à truquer le barillet.
Nous sommes hier, aujourd'hui et demain,
De notre Temps, nos vies forment les grains.
Mes atomes vivaient dans la semence de mon père,
Dans les ovules de ma mère.
Demain ils seront mer, terre ou bien poussière,
Pâquerette ou gabian, poireau ou éléphant.
Nous sommes naissance, mort et jouissance,
Tout à la fois, une succession d'instants,
Bonheur tragique et magnifique de notre condition.
Tout est respiration,
Inspire,
Expire,
Nous, l'Univers et le Temps,
L'infini dans la paume de la main.
Poussières d'étoiles,
Pétris d'amour et de passion, de vie et mort mêlées,
Hébétés devant un bouton d'or,
Rêveurs d'étoiles,
Tour a tour amants, parents et assassins,
L'éphémère est notre lot,
Demain est notre espoir,
Aujourd'hui notre combat,
Hier, nos paradis perdus.
L'espérance est sans objet,
C’est moi qui dessine et choisis les couleurs.
Dans les cocktails Molotov, j’ai mis du Martini
Et tant pis pour la chouette !
Vivre c’est choisir et survivre est subir.
Samedi 8 février 2025 - La Maison du pêcheur
Antoine LEPRETTE
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